1411 - Première paix de Toruń
Le 1er février 1411, Henryk de Plauen, grand maître de l’Ordre teutonique, conclut à Toruń la paix avec Ladislas, roi de Pologne, et Alexandre Witold, grand-duc de Lituanie.
La première paix de Toruń met fin à ce qu’on appelle la Grande Guerre des années 1409–1411. Bien que la Ie Paix de Toruń n’ait pas apporté une paix durable, elle a eu une grande importance pour la position de Ladislas Jagellon sur la scène internationale. En conséquence de cette paix, au mois de mars de 1412, Sigismond de Luxembourg et Ladislas Jagellon signent à Stára Ľubovňa un traité de paix qui établit Jagellon comme un souverain chrétien et au résultat duquel prend fin l’alliance hungaro-teutonique encerclant la Pologne.
1434 - Expédition faite à Bâle, par cinq notaires, du document dans lequel le Concile de Bâle demande à l’évêque de Lodi d’acquérir des informations relatives au litige opposant l’archevêque et le chapitre de Riga à l’ordre teutonique de Livonie
le 6 mars 1434
L’ordre teutonique de Livonie a imposé de force au chapitre de Riga, suivant les règles de saint Augustin, la règle de l’ordre allemand.
Le document a trait au conflit de plus de deux cents ans entre les archevêques de Riga et l’ordre teutonique. Le conflit a été provoqué par des tentatives de prise de pouvoir à Riga par l’ordre teutonique suite auxquelles, en 1297, les bourgeois de Riga ont démoli la cour teutonique et mis à mort la garnison de la place. Au cours des années suivantes, la ville passe de mains en mains, jusqu’au moment où, dans les années 1521–1524, Riga devient une ville luthérienne.
1812 - Dernières volontés et testament de Józef Antoni Poniatowski
Józef Antoni Poniatowski, prince aux armoiries de Ciołek (né le 7 mai 1763 à Vienne, mort le 19 octobre 1813 près de Leipzig), général polonais, ministre de la Guerre, commandant en chef de l’armée polonaise du duché de Varsovie, maréchal de France, aristocrate, franc-maçon, neveu du dernier roi de Pologne, Stanisław August Poniatowski.
Face à une guerre imminente, le prince Józef, « à la manière d’un chevalier prudent », rédigea ses dernières volontés et son testament en juin 1812. Il rédigea le testament lui-même, en français. À son départ de Varsovie, il déposa le testament auprès d’un officier de confiance, en présence de deux témoins, en donnant pour instruction qu’après sa mort, le testament soit remis aux personnes désignées. Après la confirmation officielle de la mort du prince Józef, le testament fut ouvert et son contenu annoncé, comme prévu par le tribunal, le 3 décembre 1813. La procédure se déroula dans la salle d’audience du tribunal de Varsovie, en présence d’un juge, du dépositaire du testament, d’un témoin qui avait signé l’enveloppe dans laquelle le testament était conservé, d’un notaire désigné par le tribunal comme représentant des héritiers absents et d’un notaire qui s’occupait de la succession. Après avoir retiré le sceau, le testament fut sorti de l’enveloppe, chaque page et l’enveloppe furent paraphées par le juge, et après lecture du document, il fut remis au notaire pour conservation, accompagné du protocole d’ouverture. Le testament original fut conservé dans les archives successorales du prince Józef Poniatowski et de la comtesse Teresa Tyszkiewiczowa.
Le prince Józef révoqua tous les testaments précédents. Il nomma sa sœur unique, Teresa comtesse Tyszkiewiczowa, comme son héritière (héritière universelle). L’intention du prince Józef était probablement connue de sa sœur Teresa, qui vivait à Paris depuis plusieurs années, en union libre avec Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. L’absence de surveillance appropriée conduit à une série de poursuites judiciaires avec les créanciers de la succession et les personnes qui s’étaient approprié des biens appartenant à la succession.
Le prince Józef n’oublia pas d’autres membres éloignés de sa famille, ses deux fils illégitimes, ses camarades d’armes et ses serviteurs, auxquels il légua des biens et des salaires. Enfin, il fit également l’aumône aux mendiants de Varsovie.
Archives d’État à Varsovie, étude notariale de Walenty Skorochód-Majewski
1881 - Autorisation de William Lindley pour son fils, William Heerlein Lindley, du 5 juillet 1881, à signer le contrat avec la municipalité de la ville de Varsovie, relatif à l’exécution d’un réseau de distribution des eaux et de canalisations à Varsovie
William Lindley (né le 7 septembre 1808 à Londres, mort le 22 mai 1900 à Blackheath) – ingénieur britannique.
Avec ses fils, il a conçu et construit des lignes ferroviaires, des réseaux d’adduction et d’évacuation de l’eau dans environ 30 villes européennes, entre autres à Varsovie, Hambourg, Bâle et Saint-Pétersbourg. S’inspirant des idées d’Edwin Chadwick, réformateur des œuvres sociales et sanitaires, ses projets prévoyaient les premiers canaux d’évacuation des eaux usées de l’ère moderne sur le continent européen. Pour ce qui est du commerce international, le document présenté est doté d’intéressantes légalisations qui ne sont utilisées aujourd’hui que rarement.